Tu disais, que parcellaire, éphémère, est la condition du vivant. C'est une évidence, comment vivre sans mourir !
Pourtant se poser la question du "pourquoi" il en est ainsi, peut éclairer la problématique humaine...
La perception est parcellaire parce que le vivant ne consomme que ce qui lui est utile dans l'instant, un champ plus large ou plus profond ne ferait que le disperser, or le vivant a besoin de se concentrer.
Il serait saturé d'informations inutilisables et ne pourrait plus utiliser les informations essentielles à l'instant traversé.
Parcellaire parce que le conscient est très limité, il ne peut pas gérer tant d'informations. Pour l'inconscient c'est beaucoup moins parcellaire, parce que lui, ne les traite pas, il les stocke.
Éphémère, parce que la mémoire se nettoie en permanence afin que la vie se renouvelle et s'adapte à un monde toujours nouveau. Notre visage lui même, non seulement dans ses expressions mais encore dans ses formes, sa sculpture est éphémère, jamais le même sourire et le sourire d'hier ne se reproduira pas.
La perception est parcellaire, c'est elle qui donne existence aux formes que nous reconnaissons ? Ces formes utiles à vivre…
Oui.
Si la perception n'est pas parcellaire, c'est le champ quantique qui se révèle, et là, oui, comment marcher, manger, dormir ?
Donc, il y a concordance entre les besoins et les moyens…
Oui.
Tu dis l'inconscient stocke, et aussi que la mémoire efface... l'inconscient est donc autre chose que de la mémoire ?
La mémoire ne s'efface pas dans l'inconscient, mais dans le conscient.
L’inconscient manipule la mémoire en permanence mais il ne la traite pas car il ne fonctionne pas par analyse et raison.
L’inconscient est au service du vivant, puisqu'il n'obéit pas au mental ?
Tout l'être est au service du vivant, mais de façon différente.
Bien des choses se regroupent entre conscient et inconscient, bien des choses se marient et collaborent.
Bien sûr... rien n'est véritablement séparé...
Dans le conscient la mémoire s'efface, la mort est donc un grand effacement de la conscience ?
Oui, mais surtout une récupération.
Quand la mort survient, la conscience de l'être est libérée et récupérée.
Récupérée ? En tant qu'énergie libérée ? En tant qu'informations ?
Oui.
Mais tout au long de la vie les informations ne vont-elles pas se stocker dans l'inconscient ?
La mort fait fusionner inconscient et conscient, c'est cela que j'appelle "la conscience".
Ce ne sont pas des morceaux de nous qui se libèrent, mais un tout unifié.
Un tout unifié retourne au Tout.
Oui.
Ces informations qui transitent alors, sont celles qui sont utiles aux générations en gestation. Tu parles là, du patrimoine génétique ?
Non, pas seulement. Un enfant a trois parents.
Le chiffe 1 est le symbole de l'être. Le chiffre 2 est le symbole de la rencontre, du mariage, de l'amour, etc.
Le chiffre trois est le symbole de l'enfant, celui qui se conçoit dans le ventre de la femme et qui n'est pas encore un être parce que trois partis collaborent à sa conception, ses parents et l'intention du monde.
Alors les informations libérées au moment de la mort de la conscience parcellaire, c'est à l'intention du monde qu'elles retournent.
Oui.
En plus du patrimoine génétique que nous recevons de nos parents, dans le souffle du vivant, l'intention du monde nous communique un autre patrimoine, c'est ça ?
Oui, il se fond dans la chaîne de l'ADN.
On peut dire que c'est aussi génétique, la génétique du troisième parent.
Mais la vie, c'est aussi et surtout un souffle vivant, ce mystère qui échappe à la science !
Il est là le souffle, invisible avec les instruments, mais visible dans le vivant de la chair.
Même dans la chair d'un cadavre.
Oui.
Se réveiller à la conscience de la mort, c'est s'éveiller à la conscience du vivant.
Oui.
Voilà, ce que les gens ne comprennent pas, qu'ils ont si peur de mourir.
Oui.
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