La métaphore du mensonge

Pour moi, tout est une question de relation, car après tout qu’est ce que la société, si ce n’est toutes nos interactions ?
Ainsi donc le mensonge concerne la relation, ce n’est pas un gros sac que nous porterions sur le dos, et que nous pourrions vider sur le bord du chemin.
Ce qui change, c’est notre façon d’entrer en relation avec la plante, l’animal, l’autre personne, quand on prend conscience qu’il n’y a pas de sac sur notre dos, que c’est juste le trop plein de pensées liées au passé.

Non, le mensonge ne concerne pas la relation directement, cette question est une question de surface.
Le mensonge dont je parle concerne le "mental matériel", ou exprimé autrement : comment un complexe de chemins de pensées installe des processus dysfonctionnant au sein de l'appareil central appelé le "cerveau".
Ces dysfonctionnements sont apparents dans l'ensemble de nos actes, mais nous ne pouvons les voir dans les connexions neuronales. Ce mensonge nous fait, c'est nous qui faisons celui que l'on peut voir dans les relations.

"Ce mensonge qui nous fait", cela laisse entendre que nous sommes "cela".
N'est-ce pas le fait de voir "cela", (à condition évidemment de le voir par soi-même) qui permet alors ne plus produire le mensonge dans les relations ?

On ne peut parler du Mensonge dont il est question ici que par métaphore.
Ainsi tous ces textes sont métaphore. C'est le sens profond qu'il faut percer.
S'il est possible de voir une tumeur, et si le chirurgien peut tailler dans la tumeur avec son scalpel, il ne saura jamais te dire pourquoi la tumeur est apparue.
Comme je l'ai dit, le mensonge dans nos relations n’occupe pas une place importante dans ce propos car il est considéré comme un signe de surface révélateur, une sorte de lapsus.
La "chose" essentielle qui veut être pointée du doigt, c'est plutôt cette question : pourquoi ne sommes-nous pas capable de produire autre chose que du mensonge ?
J'y réponds par cette métaphore : c'est parce que c'est le mensonge qui nous produit.

Le mensonge pas important dans nos relations ?
Je connais des situations où le mensonge "sur des faits dans la relation" produit ce que tu disais concernant "l'instinct de mort", la destruction. Je pense en particulier à un enfant de mon entourage qui vit cela en ce moment.
Mais cela n'est pas du domaine de la métaphore...
Qu'est ce donc que la métaphore du Mensonge ?
Une figure de style ?

Non, pas vraiment parce qu'il n'y a pas de recherche de style, mais seulement ce que je crois être une impossibilité de décrire. La métaphore ne veut pas satisfaire la volonté de comprendre mais celle de savoir. Savoir est un résultat possible du contact simple, c'est à dire non pas celui que propose l'intelligence de la raison, mais celle du corps.

Nous pouvons parler sans métaphore lorsqu'il s'agit d'échanger à partir de l'intelligence de la raison, mais je ne vois pas de moyen d'en parler sans, s'il s'agit d'échanger sur l'intelligence du corps. L'homme sait peu utiliser le "savoir" du contact simple, parce que l'évolution de son cerveau occupe presque tout l'espace à chercher de la satisfaction à son besoin de comprendre. Le besoin de comprendre a engendré l'invention des mots, non pas comme on l'entend souvent, pour communiquer avec autrui, mais bien comme je le dis moi, pour communiquer avec les "autres lui-même". La conséquence de ce discours permanent est la division et la lutte entre toutes ces "personnes" qui veulent s'exprimer en lui. Ainsi naquit et se développa cette pathologie si répandue nommée schizophrénie. Un consensus veut que la raison est la manifestation la plus évidente de l'intelligence humaine, malheureusement l'homme n'ayant pas appris à contrôler sa raison, pas plus que ses autres pulsions d'origine hormonale (et je dis là que la raison est d'origine hormonale) l'homme est resté bloqué sur une attitude mentale qui croit connaître lorsqu'elle ne sait que compter. Raison venant de "ratio" qui signifie bien compter.

Une métaphore sert donc les "intérêts" d'un cerveau bloqué sur le "comptage", en contournant ses réflexes les plus expressifs et toucher la partie du cerveau concernée par l'intelligence primaire.